Les transports sont toujours pointés du doigt comme étant le grand pollueur de la planète, et la cause du dérèglement climatique. Quand on pense aux transports, on pense tout de suite aux émissions de CO2.

Si on combine les émissions directes de l’agriculture à celles de la déforestation et du changement d’affectation des sols au profit de l’agriculture intensive qui lui sont souvent liées, l’agriculture est la première source mondiale d’émission de GES, soit 30,9%.

Non seulement, l’agriculture est un secteur grand producteur de CO2, mais elle est aussi un plus gros producteur de protoxyde d’azote et de méthane.
Le protoxyde d’azote est le gaz qui arrive en tête des émissions agricoles dans le monde et en France. Il provient des sols et des déjections animales.

Mais l’agriculture intensive n’a pas seulement un impact catastrophique sur le climat… Elle a aussi un impact dévastateur sur les sols.

Les agriculteurs plantent souvent exactement la même plante au même endroit chaque année. C’est la pratique courante dans l’agriculture conventionnelle. Ces mêmes plantes se nourrissent continuellement des mêmes nutriments du sol qui s’appauvrit. Les parasites et les maladies prennent alors ces sols comme résidence permanente de prédilection, car leur nourriture préférée est garantie. Les agriculteurs n’ont comme ultime recours pour sauver leurs récoltes que d’utiliser des pesticides chimiques de façon intensive, qui vont encore plus appauvrir et intoxiquer les sols et les plantes.