Conventionnelle, biodynamique, raisonnée : ces différents types d’agriculture sont tous apparus pour répondre à divers besoins. Pour bien comprendre chacun de ces modèles, il est utile de se pencher sur leur origine, leur contexte de développement, et de leur impact sur notre époque et notre mode de vie.

 

Longtemps appelée « agriculture intensive », l’agriculture conventionnelle est née en Europe après la première guerre mondiale. Elle répondait aux problématiques de l’époque : le manque de main d’œuvre suite à l’enrôlement et au décès d’une grande partie de la population rurale. Par la suite, avec le développement des modèles alternatifs de production agricole, et l’augmentation de cette production par rapport à celle du modèle « intensif », le modèle prend peu à peu son titre définitif.

 

Ces avancés en terme d’agriculture étaient principalement issues de deux domaines, clefs de voute de l’armement : la mécanisation et la chimie. La première guerre mondiale a en effet vu naître les premières bombes explosives, chimiques, et les premiers chars d’assaut.

 

Les exemples sont nombreux : l’azote, servant aujourd’hui d’engrais, a montré sa grande efficacité : en temps de guerre, dans les cratères formés par les « bombes à azote », la végétation repoussait plus luxuriante.  Le gaz moutarde, qui donnera le premier insecticide, a d’abord fait ses preuves dans les tranchées. Le glyphosate a servi aux américains lors de la guerre du Vietnam pour « éclaircir » la végétation et débusquer les militaires vietnamiens. Le pétrole et les moteurs à explosion des chars d’assaut, permettront par la suite de démocratiser l’utilisation des tracteurs dans les champs, pour effectuer des travaux demandant de la puissance…